Jour 3 · Mercredi

Chmielnik
& Łódź

Un shtetl effacé de la carte, puis la deuxième ville juive de Pologne réduite au silence. Du cimetière de Chmielnik à la gare de Radegast — deux lieux, une même destruction.

Première étape · Matin

Chmielnik — le shtetl disparu

01

80 % de Juifs — une ville florissante

Avant la Seconde Guerre mondiale, Chmielnik comptait environ 12 500 habitants, dont 80 % de Juifs. La vie économique et culturelle du shtetl y était largement organisée autour de cette communauté, installée depuis 1630, lorsque le propriétaire de la ville lui accorda le droit d'y résider, commercer, construire une synagogue, un cimetière et des écoles.

Une communauté plurielle, ancrée depuis des siècles, qui avait fait de cette ville l'une des plus importantes concentrations juives de la région. Une visite nouvelle dans le parcours mémoriel de la classe.

Chmielnik
02

Le ghetto, la déportation, l'anéantissement

Pendant la guerre, le ghetto regroupe plus de 15 000 personnes. Le 6 octobre 1942, 500 leaders juifs sont abattus dans le cimetière juif. Onze mille Juifs sont déportés vers Treblinka, entraînant la destruction totale de la communauté.

Après la guerre, la ville ne compte plus aucun Juif. Aujourd'hui elle ne compte plus que 3 500 habitants. Les pierres tombales du cimetière juif ont été utilisées pour construire des routes et des terrasses. La synagogue a été rénovée et un travail de mémoire a été réalisé sur les Polonais qui ont sauvé des Juifs.

Population avant-guerre
12 500 hab.
Déportés vers Treblinka
11 000
Population aujourd'hui
3 500 hab.
Chmielnik synagogue Cimetière Chmielnik

Deuxième étape · Après-midi

Łódź — la ville engloutie

Cimetière juif de Łódź
03

Un musée à ciel ouvert

À Łódź, la visite commence au cimetière juif — un lieu immense et chargé d'histoire qui rappelle l'importance de la communauté juive dans la ville pendant la révolution industrielle et pendant la période du ghetto.

Au fil des allées, les élèves rendent hommage au grand rabbin Maizel, à Israël Poznański le plus grand industriel de la ville, aux parents du pianiste Arthur Rubinstein, au peintre Maurice Trębacz, et aux jeunes sionistes du Bnei Akiva assassinés après la guerre par leurs voisins polonais.

« Devant les tombes des Juifs décédés dans le ghetto, nous avons mesuré l'anéantissement d'une communauté qui n'est plus, disparue dans la nuit et le brouillard. »
— Compte-rendu du voyage
04

Le point de non-retour

La gare de Radegast est un site mémoriel majeur de la Shoah. Cette gare servait de point de départ pour les déportations depuis le ghetto de Łódź. Entre 1941 et 1944, des milliers de Juifs y furent rassemblés avant d'être envoyés vers les camps d'extermination de Chełmno et d'Auschwitz-Birkenau.

Les élèves se sont recueillis devant l'ancien bâtiment de la gare et devant les wagons à bestiaux de déportation. Dans un silence assourdissant.

Moment rare et puissant

Deux élèves ont lu les noms de leurs familles emportées depuis cette gare. Un moment rare et puissant que les mots peinent à retranscrire.

Gare de Radegast

« Fin août 1944, Łódź et ses 200 000 Juifs avaient disparu. »

Dans un silence assourdissant · Gare de Radegast, Łódź

Łódź mémorial
Mardi — Auschwitz-Birkenau
Jour 3 — Mercredi
Jeudi — Chełmno & Varsovie