Jour 2 · Mardi

Auschwitz
— Birkenau

Deux camps. Un même système conçu pour déshumaniser, exploiter et exterminer. Entre 960 000 et 1 100 000 Juifs y ont été assassinés. Une journée qui ne s'oublie pas.

Arbeit macht frei

Trois mots froids, trompeurs, gravés dans le métal. Une illusion cruelle — car pour les Juifs, le travail est une valeur qui les accroche à l'espoir. Or ici la devise est détournée avec cynisme par les SS. La présence d'une minorité de déportés sélectionnés est temporaire. Ils mourront tous d'une mort atroce liée à la faim, les coups, le froid, la chaleur ou le coup de folie d'un Kapo ou d'un SS.

Auschwitz I
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Le portail de l'enfer

Derrière ce portail se trouvait un système conçu pour déshumaniser, exploiter et exterminer. Des milliers de prisonniers passaient sous cette inscription chaque jour, arrachés à leur vie, à leur famille, à leur identité — exploités pour travailler jusqu'à leur mort programmée.

Auschwitz I est le camp d'origine, établi en 1940 dans d'anciens baraquements militaires polonais. C'est ici que se trouvaient les chambres à gaz initiales, les expériences médicales, le bloc 11 — dit le « bloc de la mort ».

Lieu clé

Le Bloc 11 — cellules de punition, exécutions au mur de la mort entre les blocs 10 et 11. Des milliers de prisonniers y furent fusillés.

02

Un système conçu pour l'extermination

Les blocs d'exposition retracent l'ampleur du système : les montagnes de cheveux, de valises, de chaussures, de prothèses — témoignages silencieux des centaines de milliers de vies confisquées. Chaque objet avait un propriétaire. Chaque propriétaire avait un nom, une famille, une histoire.

Ouverture
1940
Libération
27 jan. 1945
Victimes totales
960 000 – 1,1 M
Auschwitz intérieur Auschwitz blocs
Birkenau tour de garde
03

Birkenau — 175 hectares de mort

Construit en 1941 par l'Allemagne nazie, Birkenau s'étend sur 175 hectares, 300 baraquements dédiés au camp de concentration et de travail — un parcours de mort lente.

80 à 90 % des déportés ne sont jamais entrés dans le camp. Débarqués des wagons sur la rampe, ils ont été directement « sélectionnés » et envoyés à la chambre à gaz et aux crématoires. À partir de 1943, la rampe de la mort et trois voies de chemin de fer optimisent la mise à mort industrielle des Juifs de Hongrie.

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La rampe de la sélection

C'est ici, sur cette voie ferrée qui traverse le camp jusqu'aux crématoires, que se jouait l'ultime séparation. D'un geste, un médecin SS décidait du sort de chaque déporté : travail ou mort immédiate. Les familles étaient brisées en quelques secondes.

Les ruines des chambres à gaz et des crématoires, dynamitées par les SS avant la libération pour effacer les preuves, se dressent encore — témoins inertes d'un crime sans précédent dans l'histoire de l'humanité.

Rampe Birkenau Ruines crématoire Baraquements Birkenau
Lundi — Cracovie & Tarnów
Jour 2 — Mardi
Mercredi — Chmielnik & Łódź